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Edouard Gamas est né à Cherbourg le 10 mars 1877 à 16H45, quatrième enfant d'une famille qui en a compté onze. Les parents, dont les ancêtres avaient leur berceau à Reville (Manche), se reconnaissaient volontiers normands.

Sa mère, dont le charme était fait de bonté, de simplicité, modeste et infatiguable, elle était la cheville ouvrière de la maison.

Son père, Emile Gamas, officier d'administration principale des Colonies, fut une belle figure dont le souvenir est conservé au Havre. C'est dans cette ville qu'il fonda la société "la Flotte" et la société de secours "L'UNION MARITIME", organismes par l'intermédiaire desquels il eût la satisfaction de rendre haut d'appréciés services à de nombreux gens de mer.

Ceux-ci eurent à coeur d'offrir le 9 avril 1899 à leur président, en hommage d'affectueuse reconnaissance, un bronze d'art représentant un Fusiliers-marin, au repos, l'arme au pied.

Cinq ans plus tard, c'est la ville du Havre qui lui exprimait sa gratitude en lui remettant une médaille en vermeil frappée aux armes de la ville.

 

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Enfant Edouard Gamas  montrait déjà dans ses rapports avec les siens, comme dans les jeux avec ses camarades, un sens du bien et du juste que chacun lui remarquait. Il priait la Sainte Vierge avec une déférence particulière, et pour lui témoigner sa ferveur ne manquait pas de s'agenouiller devant toute statue d'Elle, rencontré ici où là sur son chemin.

Dieu ne m'en fait pas grâce

Un dimanche étant enfant de coeur, alors que tous les enfants chantaient et que la voix du fils du notaire était couverte par celle d'Edouard, le prête en passant lui dit: "On vous fait grâce de votre chant !" Le jeune chanteur de répondre : "Dieu ne m'en fait pas grâce" et continua de plus belle.

Je veux être savant

Un jour, trompant la surveillance de sa mère, Edouard Gamas, qui n'avait alors que trois ans, s'enfuit de la maison pour aller à l'école de Saint-Pierre-Eglise où son oncle était directeur. Trouvant la porte fermée, il demanda à un passant de la soulever pour lui permettre de tirer le cordon. Grande fut la surprise de la vieille bonne de l'oncle, le reconnaissant. Edouard lui dit alors: "je veux voir mon oncle, je veux être savant." Quand l'oncle vit son neveu, il le gronda et le fit reconduire chez ses parents.

Deuxième remontrance....Quelques jours passèrent, Edouard rageait de ne pas aller à l'école. N'y tenant plus, il s'enfuit de nouveau et retourna à l'école. Devant une telle volonté, l'oncle ne le renvoya pas et le mit dans une classe. Voilà comment Edouard Gamas est rentré si jeune en classe,  et fut toujours un brillant élève.

La distribution des prix

Ayant environ huit ans, Edouard travaillait tellement bien en classe, que le directeur le fit monter d'une classe à Pâques. Vînt le jour de la distribution des prix, Emile Gamas ne voulut pas accompagner son fils en lui disant :" Tu penses, tu n'auras rien, tu n'as fait qu'un trimestre!"

De retour de cette fête, Edouard revînt, tout seul, les bras chargés de beaux livres rouges. Quand son père le vit, il fut tout confus et eut des larmes dans les yeux.

Le carnet de crasses

Toujours dans sa jeunesse, Edouard Gamas possédait un "carnet de crasses"... sur lequel était inscrit le nom des camarades qui avaient fait du mal aux autres. Aux récréations il se chargeait de punir les mauvais. Bagarres d'enfants qui démontraient déjà sa forte personnalité et son besoin de soutenir les opprimés...

 

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